15 clichés de K-dramas qu’on adore… même si on les voit venir à 10 km

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Quand on commence les K-dramas, tout nous paraît terriblement romantique. Après quelques dizaines de séries, c’est différent. On voit arriver certaines scènes 3 épisodes à l’avance.

Elle commande un deuxième soju ? Elle va finir ivre. Il commence à pleuvoir ? Quelqu’un va sortir un parapluie au moment parfait. Le gentil second rôle est amoureux de l’héroïne depuis 15 ans ? Désolés mon grand, mais tu vas souffrir. On râle, on lève les yeux au ciel… et pourtant, avouons-le : un K-drama sans quelques bons vieux clichés ne serait plus tout à fait un K-drama.

Et hop, un rattrapage avant une chute… et un bon ralenti de 10 secondes. Comme ici, dans Spring Fever avec Ahn Bo-hyun et Lee Joo-bin.

Voici donc ces situations que l’on connaît par cœur, mais qu’on adore secrètement retrouver.

1. Elle tombe… et évidemment, IL est là

La gravité fonctionne de manière très particulière en Corée du Sud. Une héroïne peut trébucher dans un escalier, glisser sur une flaque ou perdre mystérieusement l’équilibre au milieu d’un trottoir parfaitement plat : le héros sera toujours à moins de 50 centimètres pour la rattraper par la taille (après une jolie pirouette de la part de la FL – female lead).

S’ensuit évidemment un regard de 15 secondes. Plus personne ne bouge. La musique démarre.

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Une chute bien rattrapée, comme ici dans Hometown Cha Cha Cha avec Shin Min-ah et Kim Seon-oh.

Ils se regardent comme s’ils venaient de comprendre le sens de la vie. Dans la vraie vie ? On serait probablement tous les 2 par terre.

2. Le 2e verre (et plus) de soju annonce toujours une catastrophe

Dans les K-dramas, le soju n’est pas seulement une boisson : c’est presque un outil scénaristique. Dès que les bouteilles vertes commencent à s’accumuler sur la table, quelque chose va forcément se passer. Une déclaration d’amour peut sortir toute seule, une frustration gardée depuis dix épisodes peut exploser ou notre héroïne peut décider que c’est précisément le bon moment pour expliquer à son crush à quel point elle le trouve beau.

Le problème arrive au moment de rentrer. Heureusement, le lead masculin possède généralement une endurance remarquable et peut la transporter sur son dos pendant plusieurs rues sans montrer le moindre signe de fatigue. Le duo soirée alcoolisée et portage sur le dos est d’ailleurs devenu l’un des grands classiques du genre.

Nam Joo-hyuk obligé de porter Lee Sung-kyung soûle dans Weightlifting fairy Kim Bok Joo

Et le lendemain ? Elle ne se souvient évidemment de rien, alors que lui se rappelle chaque mot. Sinon, ce serait beaucoup moins drôle.

3. Le parapluie qui apparaît de nulle part

Il pleut. Elle est seule. Elle n’a évidemment pas de parapluie. Nous, devant notre écran : 3… 2… 1…

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Et voilà. Un parapluie (jaune, c’est encore mieux) apparaît doucement au-dessus de sa tête. Elle se retourne. C’EST LUI. Évidemment que c’est lui.

Et soyons honnêtes : même après avoir vu cette scène cinquante fois, avec la bonne OST et le bon ralenti, ça fonctionne encore. Attention cependant, parfois certains kdramas inversent la tendance et c’est la fille qui tient le parapluie !

Le parapluie jaune, une vraie star du kdrama « Lovely Runner »

4. Le chaebol glacial amoureux de la fille « ordinaire »

Il possède un immeuble, 3 hôtels, 12 voitures et probablement la moitié de Séoul. Elle galère à payer son loyer et travaille dans un café. Naturellement, ils sont faits l’un pour l’autre. De Boys Over Flowers à Die Erben en passant par une quantité impressionnante de romances, le riche héritier froid et arrogant reste une institution du K-drama.

Et sa mère ? Ah, sa mère. Costume impeccable, sac hors de prix et regard capable de congeler une pièce entière. À un moment, elle proposera probablement de l’argent à l’héroïne pour qu’elle disparaisse.

Parce que dans l’univers du chaebol, apparemment, un virement bancaire reste une méthode parfaitement raisonnable pour gérer la vie sentimentale de son fils.

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What’s wrong with secretary Kim? avec Park Seo-joon et Park Min-young

5. Ils se sont rencontrés enfants… évidemment

Épisode 12. Flash-back. Petit garçon. Petite fille. Une balançoire. Et soudain : MAIS ILS SE CONNAISSAIENT DÉJÀ !

Parce qu’apparemment, Séoul compte 10 habitants et que toutes les âmes sœurs se sont croisées à 8 ans sans s’en souvenir. Parfois, l’un a sauvé l’autre. Parfois, ils partageaient un bonbon. Parfois, leurs familles étaient liées.

Un classique : ils se connaissaient enfant. Mais ici, elle ne s’en souvient pas, dans What’s wrong with secretary kim?

Est-ce indispensable à l’histoire ? Pas toujours. Est-ce que les scénaristes vont quand même nous sortir la photo d’enfance qui prouve que leur amour était écrit depuis 1997 ? Absolument.

Allez citez-nous au moins 3 dramas avec ce cliché !

6. Le triangle amoureux et notre éternel mauvais choix

Voici probablement la plus grande souffrance collective des fans de K-dramas : le second lead syndrome. Le deuxième prétendant est gentil. Il écoute l’héroïne. Il vient la chercher quand elle va mal. Il lui apporte à manger. Il respecte ses décisions. Il l’aime depuis des années.

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Bref, cet homme est parfait. Donc évidemment… ELLE NE VA PAS LE CHOISIR.

Et nous voilà à l’épisode 14, complètement investis émotionnellement dans une relation qui n’avait aucune chance depuis le générique du premier épisode. On savait. Mais on a espéré. Encore…

Un très bel exemple de triangle amoureux où le 2nd choix aurait pu être le premier : « True Beauty »

7. « Je te quitte parce que je t’aime »

Celui-là peut réellement nous faire crier devant l’écran. Tout va enfin bien. Ils sont amoureux. Ils pourraient simplement être heureux. Mais non. L’un des deux décide soudain : « Pour la protéger, je dois disparaître de sa vie. »

Pourquoi lui parler quand on peut prendre seul une décision qui rendra absolument tout le monde malheureux ? Commence alors une succession de regards tristes, de pluie, de souvenirs heureux et d’OST dévastatrices.

Et nous devant la télévision : MAIS PARLEZ-VOUS ! Trois épisodes de souffrance qui auraient pu être évités avec une conversation de 4 minutes.

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8. Le baiser après 12 épisodes… et elle devient une statue

Nous l’attendons depuis des heures. Les regards. Les mains qui se frôlent. Les presque-baisers interrompus par un téléphone.

Puis enfin… IL L’EMBRASSE. Et notre héroïne ? 👁️👄👁️ (mais il se peut aussi que ce soit l’inverse, et que ce soit lui qui garde les yeux grands ouverts).

Parfois, c’est lui qui est choqué face au baiser ! Comme ici dans Dynamite Kiss avec Ahn Eun-jin et Jang Ki-yong

Immobile. Les yeux grands ouverts. Les bras le long du corps. Comme si elle venait d’être victime d’une attaque surprise plutôt que d’être embrassée par l’homme dont elle est amoureuse depuis 10 épisodes.

Heureusement, les K-dramas récents nous offrent de plus en plus souvent des baisers un peu plus naturels. Nos nerfs les remercient.

Un vrai baiser dans Buried Hearts avec Park Hyung-sik et Hong Hwa-yeon

9. La fièvre qui nécessite des soins intensifs

Dans la vraie vie, une petite fièvre signifie généralement repos, hydratation et médicaments si nécessaire. Dans un K-drama romantique, elle peut transformer un personnage en patient nécessitant une surveillance constante pendant toute la nuit.

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C’est surtout l’excuse parfaite pour rapprocher deux personnages. L’un reste au chevet de l’autre, prépare quelque chose à manger et pose l’inévitable serviette humide sur son front. Cette maladie providentielle fait partie de ces ressorts régulièrement utilisés pour créer un moment d’intimité sans avoir besoin de faire avancer brutalement la romance.

Le lendemain matin, le malade se réveille généralement en pleine forme et découvre son infirmier improvisé endormi près du lit. C’est cliché, terriblement prévisible… et souvent beaucoup trop mignon pour qu’on s’en plaigne réellement.

10. Le back hug : celui qu’on n’arrive même pas vraiment à détester

Une dispute vient d’avoir lieu. Elle décide de partir tandis qu’il reste derrière, incapable de dire ce qu’il ressent. Elle fait quelques pas, la musique commence à monter et, juste avant qu’il ne soit trop tard, il court vers elle pour l’enlacer par derrière.

Voilà. Die back hug.

Le back hug entre Park Seo Joon et Kim Ji Won dans Fight for my way.

On peut se moquer de beaucoup de clichés romantiques, mais celui-ci conserve une efficacité assez redoutable. Le câlin dans le dos est d’ailleurs devenu l’un des gestes d’affection emblématiques des romances coréennes. Il permet au personnage de retenir l’autre sans même avoir besoin de parler et, lorsque la scène est bien jouée, il suffit parfois de quelques secondes pour nous faire oublier que nous l’avons déjà vue dans vingt autres dramas.

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Celui-là, finalement, on veut bien le garder.

11. L’amnésie sortie du chapeau

Nos héros sont amoureux, les principaux obstacles ont été surmontés et il reste encore 4 épisodes. Mauvais signe.

Un accident plus tard, l’un des personnages ouvre les yeux à l’hôpital et demande : « Qui êtes-vous ? » À cet instant précis, des milliers de spectateurs soupirent probablement en même temps.

L’amnésie permet de remettre une relation à zéro et constitue l’une des armes favorites du mélodrame classique. Elle est parfois utilisée avec finesse, parfois beaucoup moins, mais elle possède un avantage émotionnel évident : nous faire regarder deux personnages tomber amoureux une seconde fois. On râle donc contre le procédé avant de fondre lorsque les sentiments commencent mystérieusement à revenir.

Une aménsie qui nous a fait lever les yeux aux ciels : celle à la fin de Flower of Evil.

12. Le poignet attrapé en pleine dispute

Pendant longtemps, il semblait impossible de quitter une conversation dans un K-drama sans risquer de se faire attraper par le poignet.

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Elle tourne les talons après une dispute, il la retient et le mouvement provoque immédiatement un face-à-face chargé de tension. Dans d’autres versions, il l’entraîne carrément ailleurs sans prendre le temps de lui demander si elle souhaite le suivre.

Die wrist grab appartient clairement aux clichés qui ont moins bien vieilli que le parapluie ou le back hug. Les dramas récents l’utilisent d’ailleurs souvent différemment ou s’en amusent. Mais impossible de nier son statut historique : toute personne ayant traversé les grandes romances coréennes des années 2000 et 2010 en a probablement vu suffisamment pour plusieurs vies.

L’attrapage de poignet est l’un des clichés favoris des scénaristes de kdramas. Ici dans See you at work tomorrow avec Seo In-guk et Park Ji-hyun/

13. Le contrat qui ne devait surtout pas devenir romantique

Deux personnes ont besoin l’une de l’autre pour des raisons parfaitement pratiques. Elles signent donc un contrat de mariage ou commencent une fausse relation en établissant des règles extrêmement précises : chacun garde sa vie privée, aucune jalousie et, surtout, aucun sentiment.

À partir du moment où cette dernière règle est prononcée, le spectateur sait évidemment qu’elle sera la première à voler en éclats.

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Would you marry me? » : un faux mariage pour un gain de loterie.

C’est justement ce qui rend le trope aussi plaisant. Le suspense ne consiste pas à savoir wenn les personnages vont tomber amoureux, mais à découvrir lequel comprendra ses sentiments en premier et combien de situations ridicules seront nécessaires avant que l’autre réalise l’évidence. On connaît la destination, mais le voyage reste souvent délicieux.

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14. Le véhicule qui surgit exactement au pire moment

Il existe une règle simple : lorsqu’un personnage reste trop longtemps au milieu d’une route dans un K-drama, méfiez-vous.

Une paire de phares apparaît au loin, un klaxon retentit et tout passe soudain au ralenti. Quelqu’un pousse quelqu’un, un téléphone tombe par terre et l’épisode peut se terminer sur un écran noir particulièrement cruel.

Le plus fascinant reste le timing de ces conducteurs, qui semblent toujours arriver précisément lorsqu’un personnage allait faire une déclaration capitale. Il reste 30 secondes avant la fin de l’épisode et quelqu’un traverse la chaussée ? Nous sommes désormais suffisamment entraînés pour savoir qu’il vaut mieux se préparer au pire.

In Gruselig verliebt, le véhicule qui roule à toute allure aura permis aux 2 héros de s’embrasser !

On peut en citer d’autres…

  • le tapotage de dos pour reconforter ;
  • les parents ultra-toxiques ;
  • le camion blanc qui renverse le héros ou l’héroïne ;
  • vous en voyez d’autres ?

Pourquoi est-ce qu’on aime autant ces clichés ?

Parce qu’au fond, nous ne regardons pas toujours un K-drama pour être surpris. Parfois, on veut justement retrouver ces petits codes familiers.

On veut savoir qu’après la soirée au soju viendra probablement le portage sur le dos. On veut le parapluie sous la pluie, le regard qui dure beaucoup trop longtemps, l’OST qui démarre au moment parfait et le back hug qui nous fera fondre alors qu’on avait juré trente secondes plus tôt que « franchement, c’est tellement cliché ».

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Ces scènes deviennent presque un jeu entre le drama et son public. Plus on en regarde, plus on apprend à les reconnaître. Et quand une série réussit à prendre l’un de ces vieux clichés pour le détourner ou nous faire ressentir quelque chose malgré tout, c’est encore meilleur.

Parce qu’on peut se moquer autant qu’on veut… Le jour où un K-drama nous enlève les parapluies, les triangles amoureux, les bouteilles de soju et les ralentis dramatiques, on sera probablement les premiers à demander où ils sont passés.

Et vous, quel cliché de K-drama vous fait systématiquement lever les yeux au ciel… mais vous manquerait terriblement s’il disparaissait ?


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